A proximité d'un cimetière Mérovingien, prés du confluent de la Selle et de l'Escaut, à l'emplacement d'une source miraculeuse guérissant de la cécité, est batie en 767 l'abbaye de Sainte Remfroye, l'une des dix filles d'Aldebert, comte d'Ostrevent et de Reine, parenté de Pépin le Bref.
Le village de Denain parait en 877 sous le nom de "Dononium" dans un faux diplôme de Charles le Chauve. Le nom de "Denaing" puis "Denain" apparait en 1687.
L'Eglise est placé sous le vocable de Saint-Martin. La légende d'Audebert "comes austrevandiae" au VIIIéme siécle, époux de la nièce de Pépin le Bref, se rattache aux origines du monastère de Denain, construit prés de l'Escaut.
Denain, une petite bourgade rurale, est alors successivement rattachée aux Comtés d'Ostrevant, puis de Flandre, de Hainaut, au duché de Bourgogne et au royaume d'Espagne pour rejoindre définitivement la France en 1678 au traité de Nimègue.
Le petit village agricole et presque "muet" au début du XIXéme siécle avec ses "tout juste" 1000 âmes en 1801, passe à 23 000 habitants un siécle plus tard...
Comment expliquer ce phénoméne?
La découverte de la Houille demeure le prélude d'une véritable révolution industrielle... |