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    Les 1000 ans du Trés Noble Chapitre

Les 1000 ans du Trés Noble Chapitre


L'église Sainte Marie au XVIIéme siécle

Il semble que le monastère fut d’abord familial et local lors de sa création en 764. La règle était sans doute faite d’emprunts divers par l’Abbé local.

Une charte de 877 de Charles le Chauve signale à Denain un double monastère d’hommes et de femmes, vraisemblablement sous l’influence des moines irlandais.

Le monastère est détruit en 882 par les Normands qui ont saccagé tout le Nord de la France.

Il fut reconstruit en 969 et on y aurait alors instauré la règle bénédictine, et plus tard la règle de Saint Augustin caractéristique des chanoines réguliers.

Les annales des Bollandistes (volume IV d’octobre) rappellent que l’on possède plusieurs attestations liturgiques du culte de Sainte Remfroye qui remontent au IX ème siècle.
Ce n’est qu’au XIII ème siècle que le monastère fut réservé aux filles nobles, une sorte de «luxueux pensionnat » dit un chroniqueur. Ne pouvaient y entrer que des filles ayant des quartiers de noblesse conséquents.

Cela explique que le monastère a été assuré de nombreuses protections des familles importantes, y compris royales. Elles avaient droit de haute et basse justice (voir le pilori dans la cour du musée).

On peut s’en rendre compte en admirant les pierres tombales des différentes abbesses avec les blasons de leurs familles (à voir dans l’église Saint Martin et au musée municipal de Denain).

Pilori, cour du Musée

Une des pierres tombales des dames chanoinesses, que l’on peut voir à l’intérieur de l’église Saint Martin
 
     
   

 

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